La vie est un long film tranquille

critiques ciné en tout genre

Archive pour avril, 2008

N. B.: USA Chrono

Posté : 28 avril, 2008 @ 4:37 dans Réflexions | Pas de commentaires »

La censure américaine serait-elle mal règlée? En effet, dans ce pays où l’image puritaine et bien-pensante fait rage, l’intelligence ne bat pas forcément son plein. Je ne souhaite pas me positionner en Michael Moore, mais juste souligner mon étonnement. Je sais, c’est de la fiction me rétorquera-t-on, mais bon, là, je crois que ça relève plutôt de la connerie.

L’autre jour, Paupau me fait remarquer l’incroyable violence qui est mise en scène dans la série 24 heures chrono. La violence? Peu me chaut. Mais quand elle est au service de la justification de la torture face aux « terroristes » irakiens ou peut-être iraniens (ce qui serait encore plus vicieux), là je m’inquiète. Dans un pays où les gens commencent à penser à renverser leurs drapeaux, où enfin des personnalités se permettent de montrer leurs inquiétudes face à la rigueur de leur gouvernement; les téléspectateurs moyens ont droit à ces réflexions profondes sur la guerre qui vont bien sûr étayer les informations qu’ils achèveront de regarder en se goinfrant devant leurs télés.

Dire que se sont les mêmes qui expulsent Bob l’éponge ou Tinki (ou Winki, je n’ai jamais su…) pour cause d’homosexualité…

Belles priorités!

Oil!

Posté : 28 avril, 2008 @ 4:25 dans Au ciné récemment | 1 commentaire »

Et oui, le titre originel de l’oeuvre de laquelle P. T. Anderson s’est inspiré traduit bien plus, à mon humble avis, toute la puissances et les tripes qui font ce film. C’est le cri qui semble émaner de cet homme, tout ce qu’il paraît savoir dire et faire « Oil! ».

Comme il le dit si bien, s’il laisse les autres s’occupper de ses terrains pendant qu’il brasse de l’argent, lui, que pourrait-il bien faire? Que deviendrait-il? Ce questionnement transcende celui de la carrière pétrolière pour retomber sur l’Homme. Que nous reste-t-il quand nous sommes sans aucune croyance, sans aucune famille sinon celle imposée par notre milieu social? S’il laisse les autres s’occupper de ses terrains et qu’il ne lui reste qu’à s’occupper de dépenser l’argent amassé (et de son fils adoptif, instrument pouvant faire gagner des terres), cet homme n’existera plus. Il a besoin du contact avec la terre, d’avoir du pétrole plein la pense et de crier « Oil! » , comme un navire crierait « Terre! ».

Au niveau du jeux des acteurs, que dire… De A à Z, ils sont merveilleux, du premier au dernier rôle jusqu’au gamin H. W. avec une mention spéciale of course à Paul Dano…waw. Je ne vous raconterai pas tout ce qui se dit déjà sur internet sur ce jeune premier du cinéma américain mais (attention, ceux qui n’ont pas vu le film s’arrêtent là) je voudrais discuter quelque peu de la polémique autour de: y a-t-il deux frères ou un seul schizo? Personnellement, je pense que la voie reste ouverte à tout (mais pas à n’importe quoi). Je crois qu’à la base ces personnages étaient distincts (vu que il y avait deux acteurs différents) mais rien n’a pu empêcher le réalisateur de changer son point de vue en cours de film…Voilà, je crois cependant que les deux pistes révèlent des choses intéressantes sur la personnalité de ce prêtre qu’on ne voudrait pas voir exercer dans nos paroisses…

 

Hotel Rwanda

Posté : 23 avril, 2008 @ 11:01 dans TV, DVD | 1 commentaire »

Ce week-end, j’ai regardé le film de Bob l’éponge, je vous passerai ce commentaire (même si l’humour de ce film est complètement psychédélique, géant, bref, ça fait plaisir).

D’un tout autre ordre, après une longue absence devant ma télé, je suis tombé lundi sur Hotel Rwanda. D’abord, je me suis dit, non (je venais de relire des documents sur « les évènements d’Algérie ») pas de ça aujourd’hui. Puis, je me suis laissé prendre. Je ne m’épencherai pas sur la qualité de l’image d’un film qui traite de massacre à la machette ou du jeu des acteurs (qui est vraiment excellent), je pense que ce serait déplacé. Juste un mot sur une subtilité qui, je trouve est très intéressante. Ceci va concerner la fin du film donc ceux qui n’en veulent rien savoir, passez. Le fait que le noyau familial du « héros » s’en sorte, happy end? Non bien sûr, cela a permis de ne pas sombrer la tristesse envers un être, une famille en particulier, mais de réfléchir au destin de toute une nation, d’étendre, à travers le parcours de ce personnage, la vision de ce drame à tous ceux qui l’entourent.

Voilà, ce film n’apporte pas nécessairement d’éléments nouveaux aux faits mais montre comment le piège s’est refermé sur ces gens, comment ils se sont retrouvés livrés à la haine de leurs semblables, haine qui dans le fond, n’avait aucun fondement sauf celui nourri par les colons qui se sont bien empressés de quitter les lieux…

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