La vie est un long film tranquille

critiques ciné en tout genre

Archive pour la catégorie 'TV, DVD'

Nouvelle adresse folks

Posté : 16 mai, 2008 @ 9:46 dans Au ciné récemment, Non classé, Réflexions, TV, DVD | Pas de commentaires »

http://starling.bidextre.be

Voilà, pour ceux qui veulent, rendez-vous là-bas…

Before the night falls

Posté : 6 mai, 2008 @ 10:28 dans Réflexions, TV, DVD | Pas de commentaires »

Adaptation de l’oeuvre de Reinaldo Arenas par Julian Schnabel. Je vous épargnerai les synopsis que vous pouvez bien sûr trouver sur internet, vous êtes grands les gars!

Bon allez, mais juste quelques mots alors. Reinaldo est un jeune homme issu d’une famille pauvre de Holiguín. A l’adolescence, il est séduit (dans tous les sens du terme) par les révolutionnaires castristes. Au départ, tout dans ce régime est fait pour lui. Il lui permet même de trouver un chouette boulot de bibliothécaire. Reinaldo écrit beaucoup et, dans cette époque de grande révolution sexuelle il fait également part de son amour pour la gent masculine. A partir de là, le régime castriste ne jouera bien sûr plus en sa faveur. Commence alors une persécution qui le mènera, des années plus tard, jusqu’aux USA.

Cette adaptation a réussi le pari de ne pas sombrer dans la sexualité vulgaire et gratuite qui aurait pu faire le succès du film (le livre présente La Havane de manière très onirique). Certains faits sont traités rapidement et ont quelque peu tendance à occulter les beaux jours du jeune Reinaldo, mais bon, le film dure déjà deux heures…

Les tableaux de La Havane sont magnifiques et de plus, sont projetés par une musique terrible (et ce n’est pas que du Buena Vista Social Club!).

Les acteurs ne sont plus à présenter: Javier Bardem (que je trouvais un peu grande folle au début) porte ce personnage sur ses épaules de manière grandiose. Il arrive, en un regard, à montrer le désir puis, juste en baissant les yeux, à se rattraper pour ne pas le montrer à son interlocuteur… Le beau Depp reste le beau Depp, Olivier Martinez est pour une fois, presque crédible et finalement, même Sean Penn fait une apparition (à prendre pour un gage de qualité du film).

Enfin, petite note à l’intention des auteurs de certains commentaires que j’ai pu lire:

  • Oui, El Morro a existé, non, Fidel Castro n’aimait pas les « déviants ».
  • Au sujet du livre surtout, si les gens s’envoient en l’air dans tous les coins dans le livre de Arenas, c’est juste un moyen de faire passer une certaine idée de liberté, pas parce qu’il perdait la boule à la fin de sa vie.
  • Pareil au sujet des persécutions. Oui, ok, il exagère quand il parle des caïmans dans la mer lorsqu’il s’échappe, mais il traduit juste ses peurs. Et ce n’est pas parce qu’il exagère, que rien de tout cela n’a existé.

 

Alors, venir raconter sur un espace public que Arenas, rongé par la maladie sur la fin de sa vie aurait inventé ses persécutions et toute la politique de Castro et ses camps de redressement, je trouve ça honteux. 

 

Tiens, j’ai été choquée par des témoignages de Robert Antelme et Primo Levi qui racontaient des histoires de la seconde guerre mondiale… je crois que leur anorexie a provoqué certaines hallucinations. Un régime totalitaire qui humilie ses opposants et se permet de traiter les gens comme des chiens? C’est pas possible ça, ils avaient bu hein!

Et la marmotte, elle met le chocolat dans l’alu…

 

Bande de cons

 

Hotel Rwanda

Posté : 23 avril, 2008 @ 11:01 dans TV, DVD | 1 commentaire »

Ce week-end, j’ai regardé le film de Bob l’éponge, je vous passerai ce commentaire (même si l’humour de ce film est complètement psychédélique, géant, bref, ça fait plaisir).

D’un tout autre ordre, après une longue absence devant ma télé, je suis tombé lundi sur Hotel Rwanda. D’abord, je me suis dit, non (je venais de relire des documents sur « les évènements d’Algérie ») pas de ça aujourd’hui. Puis, je me suis laissé prendre. Je ne m’épencherai pas sur la qualité de l’image d’un film qui traite de massacre à la machette ou du jeu des acteurs (qui est vraiment excellent), je pense que ce serait déplacé. Juste un mot sur une subtilité qui, je trouve est très intéressante. Ceci va concerner la fin du film donc ceux qui n’en veulent rien savoir, passez. Le fait que le noyau familial du « héros » s’en sorte, happy end? Non bien sûr, cela a permis de ne pas sombrer la tristesse envers un être, une famille en particulier, mais de réfléchir au destin de toute une nation, d’étendre, à travers le parcours de ce personnage, la vision de ce drame à tous ceux qui l’entourent.

Voilà, ce film n’apporte pas nécessairement d’éléments nouveaux aux faits mais montre comment le piège s’est refermé sur ces gens, comment ils se sont retrouvés livrés à la haine de leurs semblables, haine qui dans le fond, n’avait aucun fondement sauf celui nourri par les colons qui se sont bien empressés de quitter les lieux…

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